VOULLAND Jean Henri

 

Né à Uzès (Gard) le 11 octobre 1751, décédé à Paris le 12 février 1801. Issu d'une famille protestante, il était avocat à Nîmes losque la Révolution survint. D'abord député puis élu député du Tiers-Etat aux Etats généraux, il devint juge au tribunal de Nîme, puis fut élu député du Gard à la Convention. Il siégea sur les bancs des montagnards et vota la mort du roi. Puis il fut envoyé par la Convention dans l'Hérault et le Gard pour y réprimer les troubles fédéralistes qui éclatèrent notamment à Bédarieux et à Beaucaire. Comme Membre du Comité de sûreté générale, il fit remettre en liberté les avocats de Marie-Antoinette, Chauveau-Lagarde et Tronson-Ducoudray, illégalement détenus depuis le 9 décembre 1793. Dénoncé par la Commune d'Uzès pour avoir dévasté le Midi lors de la mission que lui confiée la Convention un an plus t^t, il échappa de justesse à l'arrestation en se cachant chez un libraire du Palais-Royal nommé Obri; il bénéficia ensuite de l'amnistie, mais demeura chez ce libraire qui, après sa mort, déclara à l'officier d'état-civil que le "fameux Voulland" était décédé chez lui complétement démuni.

© Les convotionels régicides