SERGENT Antoine François

 

Né à Chartres le 9 septembre 1751, décédé à Nice le 24 juillet 1847. Fils d'un arquebusier, il était graveur  et dessinateur quand éclata la Révolution. La Commune de Paris le nomma délégué à la police, en 1792; c'est en cette qualité qu'il organisa, après la sanglante journée du 10 août, la cérémonie en l'honneur des victimes révolutionnaires. Bien qu'il s'en défendit, on le rendit responsible des massacres du 2 septembre, sa signature figurant au bas de notes compromettantes retrouvées un peu plus tard. Elu député de Paris à la Convention, il vota pour la mort du roi. Membre de la Commission des monuments, il participa à la création du musée de peinture et de sculpture du Louvre. Au début de 1794, il quitta Paris précipitamment pour échapper à une arrestation redoutée et il reparut à la Convention après la chute de Robespierre. Mais après les émeutes de prairialn il s'enfuit en Suisse où sa femme, soeur du général Marceau, le rejoignit. Il ne rentra en France qu"après l"amnistie votée lors de la dernière séance de la Convention, et il appartint à divers services administratifs. Il s'exila de nouveau, cette fois à Milan, lorsqu'il fut suspecté par la police de Bonaparte. C'est en 1824 qu'il s'installa à Nice, où il mourut très âgé, pensionné par Louis-Philippe. Il avait appartenu à la Loge La Franchise de Chartres.

© Les convotionels régicides