Philippe Jacques Rühl


Fils de pasteur, Rühl parvint grâce à ses études à devenir le conseiller du prince de Linange-Hertenbourg puis commença à répandre les idées révolutionnaire à Strasbourg.
En février 1791, il devint membre du Directoire du département dus Bas Rhin puis fut envoyé par ce même département à la Législative puis à la Convention. Rühl y siégea à gauche et présida la première séance comme doyen des députés. Il fut ensuite chargé de dépouiller les papiers retrouvés dans l'armoire de fer mais tomba malade du moment du procès de Capet, ce qui l'empêcha de participer aux débats. Rühl entra ensuite au Comité de Sûreté Générale et partit en mission à Strasbourg ou il fut dénoncé comme modéré par les Jacobins locaux.
C'est Rühl qui brisa à Reims la Sainte Ampoule qui servait jusqu'à lors à bénir les rois couronnés. Il refusa ensuite en compagnie de Lindet de signer l'ordre d'arrestation de Danton et prit position contre Robespierre le 9 thermidor. Il attaqua ensuite les Thermidoriens et prit la défense de Billaud, Collot et Barère. Cet acte lui valu d'être décrété d'arrestation par Garran-Coulon après les émeutes de prairial. Bourdon de l'Oise intervint en sa faveur en faisant remarquer que Rühl n'était plus qu'un " vieillard hydropique et septuagénaire " et demanda qu'il soit assigné à résidence.
Lorsque Sévestre le décréta de nouveau d'arrestation, il préféra se poignarder chez lui le 30 mai 1795.