ROUYER Jean Pascal

 

Né à Pézenas le 17 mars 1761, décédé à Bruxelles le 20 octobre 1819. Ayant abandonné la marine après la guerre d'indépendance des Etat-Unis à laquelle il participa (il sera réintégré en 1792, avec le grade de colonel du 3° régiment d'infanterie de marine), Rouyer fut maire de Béziers, puis siégea à l'Assemblée législative et à la Convention comme député de l'Hérault. Dans le procès du roi, il vota la mort. Pour avoir écrit une lettre aux administrateurs de Rhône-et-Loire les félicitant de leur rébellion contre la Convention, il fut décrété d'arrestation, mais il réussit à s'enfuir et ne reparut qu'en février 1795. Franc-maçon actif (il était affilié à la Mére-Loge Ecossaise de France), il multiplia les interventions contre l'Eglise: c'est lui qui demanda, siégeant alors au Conseil des Anciens, que les sonneries des cloches fussent sévèremment réglementées - Les protestants se réunissent sans cloche...Il voulait que l'on fondit les cloches des églises pour en faire de gros sous! Il réclama la déportation des prêtre réfractaires qu'il considérait comme les ennemis les plus dangereux du régime. Promu général de brigade en 1796, nommé en 1804 officier de la Légion d'honneur, il prit sa retraite en 1812. Banni en 1816, il s'établit à Bruxelles où il fonda une loge maçonnique. Le F. Decazes, alors au pouvoir en France, lui facilita, sans doute, les démarches qu'il fit pour rentrer en France; mais quand l'autorisation royale signée le 29 mai 1819 lui parvint, il était dans l'incapacité de se déplacer; il mourut quelques mois plus tard.

© Les convotionels régicides