ROBERT Pierre François Joseph

 

Né à Gimnée (Belgique, province de Namur) le 21 janvier 1762; décédé à Bruxelles le 13 avril 1826. Avocat, étabi à Givet, il fut commandant de la Garde nationale. Délégué à Paris, il professa le droit public à la société de philosophi tout en tenant un commerce d'épicerie. Son mariage avec Mlle de Keralio, fille d'un membre de l'académie des inscription et belle-lettres, qui se piquait de littérature, lui permit de s'élever dans la hiérarchie sociale. Il fonda avec elle et d'autres écrivains le Journal d'Etat, qui devint le Mercure national, organe du parti républicain. Membre du club des Cordeliers et du Club des Jacobins sana doute également de la Franc-Maçonnerie, il fit, après la fuite du roi, voter aux Cordeliers une adresse à l'Assemblée nationale demandant la proclamation de la République. Elu député de Paris, à la Convention, il demanda dès le 13 novembre 1792, la tête de Louis XVI, et Bien qu'il ne puisse pas légalement siéger puisqu'il était étranger, il vota pour la mort du roi. Accusé d'être en "accapareur" on trouva chez lui un stock de denrées coloniales, dont plusieurs tonneaux de rhum. Il réussit à échapper à l'application de la loi; on confisqua son rhum et il fut affublé du sobriquet de Robert-rhum". Envoyé à Liège comme représentant près des armées, il se fit remarquer par des réquisitions illégales. Les plaintes qui affluèrent contre ses agissements amenérent le Comité de salut public à cassé ses arrêts et à le rappeler. Il s'occupa dès lors de la fourniture aux armées, jouant un rôle insignifiant sous le Consulat et l'Empire. Sous-préfet de Rocroi pendant les Cent-Jours, il fut contraint de s'exiler comme régicide à la Restauration et alla s'installer à Bruxelles où il finit ses jours.

© Les convotionels régicides