RICORD Jean François

 

Né (selon les uns) à Grasse en 1761, (selon d'autre) en 1759, décédé à Paris le 21 février 1818. Fils de notaire et notaire luis-même, député du Tiers aux Etat généraux, puis élu du Var à la Convention, il siégea sur les bancs des Montagnards et vota la mort du roi.. Sa mission, comme adjoint de Robespierre le jeune, auprès de l'armée d'Itablie, tourna court : arrivés à Manosque, les deux Conventionnels durent s'enfuir vers Forcalquier, la ville étant au pouvoir des Marseillais révoltés contre le pouvoir révolutionnaire. Par la suite, il furent chargés de réorganiser l'armée qui devait assiéger Toulon et ils tentèrent de s'opposer à la sanglante répression exercée par Fréron. Sa modération lui valut l'accusation de ménager la contre-révolution. Après Thermidor, il fut rappelé à Paris et eut beaucoup de mal à se désolidariser, après coup, de Robespierre le Jeune, affirmant qu'il n'avait pas de pire ennemi que lui. Il s'en tira sans trop de dommages. Après le 9 thermidor, il resta fidèle à la Montagne, et fut emprisonné jusqu'à l'amnistie votée dans la dernière séance de la Convention, puis arrêté comme complice de la conspiration de Babeuf et acquitté. Arrêté de nouveau après le 18 Brumaire, il fut libéré sur l'intervention de Bonaparte, qu'il avait bien connu à Toulon. Compromis dans la conspiration de Mallet, il fut emprisonné quelque temps (1807-1808). Pendant les Cent-Jours, il fut lieutenant extraordinaire de la police à Bayonne. Bien que banni de France, il ne s'éxila pas, et mourut chez un ami, qu'il le cachait à Paris.

Ce n’est qu’en 1808, à Paris, qu’est organisé un premier complot républicain contre l’Empereur avec un ancien conventionnel, Ricord, un général en disponibilité, Malet. Le préfet de police Dubois découvre la conspiration mais Fouché — sans doute au courant — persuade Napoléon d’étouffer l’affaire