POTIER Perrine

 

Perrine Potier âgée de 43 ans , née à Cléré-sur-Layon, avait épousé René Turpault, fabricant et marchand de toiles, à Nueil-sous-Passavant. Ils habitèrent d'abord aux Aubiers, puis à Cholet, près de la rue Nationale.
M. Turpault fit partie du Comité catholique de Cholet au moment de l'occupation vendéenne. Quand les Vendéens quittèrent la ville, les Turpault se réfugièrent aux Aubiers, mais Mme Turpault ne put les suivre, car elle attendait son douzième enfant. S'étant traînée au May, elle en fut ramenée " à coups de pieds et de sabre " par les soldats républicains. Elle accoucha d'un enfant qui mourut dès sa naissance, après avoir été baptisé, et quinze jours plus tard elle était emprisonnée dans la vieille église Notre-Dame de Cholet. Conduite à Angers le 16 janvier 1794, après avoir été interrogée à Cholet, elle subit trois autres interrogatoires à la prison du Calvaire, où on lui reprocha la présence de son mari au Comité catholique et son attachement aux prêtres réfractaires. On mentionne cependant qu'elle a soigné cinq prisonniers patriotes. En marge du premier interrogatoire d'Angers, signé de Vacheron, figure la lettre G (à guillotiner). Condamnée à la fusillade le 2 avril, elle fut exécutée le 16 avril (9' et dernière fusillade). L'une de ses filles, née en 1792, devint prieure du carmel de Lyon.


le 06/11/2003

 

© Les Martyrs d’Angers : 1793-1794, d’André MERLAUD

accueil