PIORRY Pierre François

 

Né et mort à Poitiers le 1er avril 1758 - 23 janvier 1847. Fils d'un huissier, neveu d'un curé, avocat au présidial de Poitiers, il fut député de la Vienne à l'Assemblée Législative, puis à la Convention. Il vota la mort du roi. Envoyé en mission dans l'Indre et la Vienne, il s'effraya du nombre d'opposants et incita les républicains à courir sus aux prêtres et aux autocrates: " la République, écrivait-il, ne peut s'affermir qu'en immolant les contre-révolutionnaire; que la guillotine soit à l'ordre du jour". Et encore : "La guillotine remplit ici parfaitement ses devoirs". L'arrestation de son père provoqua sa colère, de même que le révocation d'un frère qu'il avait fait nommer directeur de messagerie. Ses plaintes à la Convention provoquérent la risposte de certains de ses collègues: l'un d'eux, Boudin, le taxa d'abominable coquin. Il fut décrété d'arrestation le 9 août 1795, mais amnistié à la dernière séance de la Convention. Il se retira ensuite de la vie politique et s'établit fabricant de savon. Puis il fut commissaire du Directoire, mais connut des difficultés. Après le coup d'Etat de Brumaire, il fut nommé juge du tribunal de révision de Trève, puis du tribunal d'appel de Liège, conseiller de la cour impériale de cette ville en 1811. Il perdit naturellemment son poste après la chute de Napoléon. Il semble être rentré en France sous la Monarchie de Juillet.

© Les convotionels régicides