PINET Jacques

 

Né à Saint-Nexans (Dordogne) le 9 septembre 1754, décédé à Bergerac (Dordogne) le 8 novembre 1844. D'une famille protestante, il était le fils de Pierre Pinet, bachelier en droit, il s'apprêtait à fonder une maison de commerce lorsque son père vint à mourir. Il s'établit doc dans la propriété de famille et devint maire de Saint-Nexans, puis administrateur et membre du directoire du district de Bergerac. Il fut élu député de la Dordogne à l'assemblée législative en 1791, puis suppléant à la Convention en 1792 où il siégea sur les bancs de la Montagne, et vota la mort du roi. Au nom du Comité de salut public, il fut chargé de missions près l'armée des Pyrénés-Orientales. C'est à ce titre qu'il sévit contre les nobles et les prêtres de Saint-Sever accusés d'être des ennemis de la République et, avec Cavaignac, il prit des mesures plus qu'énergiques pour réduire les troubles qui avaient éclaté dans les Landes. C'est ainsi que le frère d'Hébert, le rédacteur du Père Duchesne, accusé de propagande contre-révolutionnaire, fut arrêté et envoyé à Paris pour y être jugé. lorsque Pinet rentra à Paris, il fut l'objet de dénonciations. Il trouva son salut dans la fuite et bénéficia de l'amnistie voté lors de la dernière séance de la Convention. Elu administrateur de son département, il fut révoqué par le Directoire (l'on l'accusait alors de Bobouvisme). Pendant les Cent-Jours, il fut maire de Bergerac, et dut s'exiler à la Restauration comme régicide en 1816, d'abord à Constance, puis à Nyon. Il rentra en France sous la Monarchie de Juillet.

© Les convotionels régicides