Pierre Nicolas Philippeaux

Né à Ferrière, Seine-Maritime, le 5 mars 1756, décédé à Paris le 5 avril 1794. Philippeaux commence sa carrière publique en tant qu’avocat au Mans puis devient juge au tribunal du district de cette ville. Au début de la Révolution, il fonde Le défenseur de la Liberté et commence à se faire connaître.

Le département de la Sarthe l’envoie siéger à la Convention. Il y siège à gauche et vote la mort de Capet avec sursis. Ce fervent dantoniste est ensuite envoyé en Vendée, il ne s’y montre pas très capable et passe son temps à envoyer des lettres d’auto-promotion grotesques à la Convention et à échafauder des plans invraisemblables qui font de lui la risée de ses collègues. Il s’oppose à plusieurs reprises au robespierriste Choudieu qui le dénonce comme un incapable dangereux. La Convention décide finalement de rappeler Philippeaux à Paris.

Sitôt de retour dans la capitale, il s’emploie - avec la bénédiction de Danton- à dénoncer l’incurie des généraux hébertistes. Cela lui vaut l’hostilité de Collot d’Herbois et de Carrier qui le taxent de vantardise et de lâcheté. Philippeaux est achevé par un rapport de Saint-Just qui le qualifie - à tort - de traître et de contre-révolutionnaire.

Il sera englobé dans le procès des dantonistes et condamné à mort.

photo de la recopie de l'évéché © D.Lemoine

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