PERRIN Jean Baptiste

 

Né à Damas-Bettegney (Vosges) le 5 mars 1754, décédé à Epinal le 26 avril 1815. Fils de paysans, négociant à Epinal, il devint président du directoire des Vosges en 1791, puis député de la Convention en 1792, ( "C"était selon le général Thiébault, qui l'avait connu, un de ces homme à impression violentes et à la tête faible, susceptible d'enthousiasme et de colère". Thiébault ajoute que Perrin avait eu les velléités de faire guillotiner son père... Affreux ! Un personnage comme lui ne pouvait que voté la mort de Louis XVI"). Il fut Envoyé en mission dans le Gard, l'Averon et l'Hérault où il épura les autorités constituées. Il fit arrêter le maire de Nîmes, Courbis, sévit contre les prêtres à Rodez et à Montpellier. Au Comité de sûreté général en 1795, il demanda l'expulsion des étrangers de Paris. Siégeant au Conseil des Cins-Cents, il y dénonça les prêtres des Vosges comme de dangereux fomentateurs de troubles; puis aux Anciens, qu'il rejoignit ensuite, il appraouva le coup d'Etat du 18 brumaire. Il fut nommé membres du Corps législatif et en devint le premier président. Retiré dans ses propriétés sur les bords de la Meuse, il mena une existence fastueuse pendant que les jeunes Vosgiens se faisaient tuer sur les champs de bataille de l'Europe. Buonarotti le considérait, comme "un corrompu et un jouisseur". Après le retour de l'île d'Elbe, il rallia Napoléon et organisa pour lui des corps francs et la Garde nationale dans les Vosges. C'est au cours de manoeuvres militaire qu'il mourut subitement.

© Les convotionels régicides