Journal

 

Musé Carnavalet

Le Père Duchesne, Publié depuis 1790 par Hébert *, ce journal prêcha la guerre sociale et religieuse. Ultrarévolitionnaires, les hébertistes convièrent même les Parisiens à se délivrer de la convention et des endormeurs du Comité de salut public. Ils furent arrêtés sur proposition de Saint-Just *, condamnés à mort comme agents de l'étranger et replacés à la Commune de Paris par des robespierristes

 

Périodique révolutionnaire fondé par Hébert* le 6 septembre 1789 et rédigé par lui, le journal fut lancé après la publication de divers pamphlets dont le titre mentionne le père Duchesne (personnage populaire de foire síinsurgeant contre les injustices) et qui sont probablement díHébert ; mais beaucoup díautres pamphlétaires utilisaient ce personnage. Le journal díHébert dut porter en première page : " Je suis le véritable père Duchesne, foutre ! " En effet, le père Duchesne dut son succès et sa célébrité à la violence du style populaire " sans-culotte " jointe à beaucoup de verve et de talent. Díabord modéré, il représenta dès 1791 la tendance ultra de la Montagne par ses attaques vigoureuses contre le roi, le pape, les aristocrates, les girondins et les payes qui soutenaient les émigrés. Il réclamait des mesures économiques et sociales contre les " affameurs du peuple ". Néanmoins, ses idées restaient celles des sans-culottes : il maintenait la religion et la propriété privée des terres. Le journal disparut lorsque Robespierre décida díéliminer les extrémistes " indulgents " (girondins) et " enragés " (hébertistes). Hébert périt sur líéchafaud le 24 mars 1794.