PELET Jean

Né à Saint-Jean-du-Gard, le 23 février 1759, avocat au parlement de Provence, Pelet, comme la plupart de ses coreligionnaires protestants, adhère avec enthousiasme au mouvement révolutionnaire. Président du directoire de la Lozère en 1791, il est élu l'année suivante par ce département à la Convention. Il y siège parmi les modérés, est absent au moment du vote lors du procès du roi et prend une pard une part active à llélimination de Robespierre, le 9 thermidor. Envoyé à l'armée des Pyrénées orientales, il participe aux négociations qui aboutissent à la paix avec l'Espagne. Très populaire, il est élu par soixante et onze département au conseil des Cinq-Cents et opte pour la Lozère. Ill y siège jusqu'en mai 1797 puis retourne à la vie privée. Bonaparte l'appelle dès qu'il a pris le pouvoir et le nomme préfet lui confiant la tâche difficile de rétablir le calme dans le Vaucluse. Ayant parfaitement réussi, Pelet est appelé en 1802 au Conseil d'Etat et chargé de la surveillance de Fouché et de la police. Il est fait comte de l'Empire en 1808. Il est ministre par intérim de la police du 23 juin au 9 juillet 1815. Louis XVIII le fait pair de France en 1819. Favorable aux idées libérales, Pelet se rallie à Louis-Philippe en 1830. Il est mort à Paris le 26 janvier 1842.


® Histoire et dictionnaire de la Révolution française 1789-1799 édition Bouquins

19/04/2002

Son fils aîné, Privat Joseph CLARAMONT (1785 - 1871) devenu Comte PELET de la Lozère sous la restauration et le règne de Louis Philippe entreprend également une carrière au service de l'Etat. D'abord préfet du Loir-et-Cher, il es ensuite nommé conseiller d'Etat. Dès 1836, il est ministre de l'instruction publique, membre de la chambre des pairs. En 1840, il devient ministre des finances dans le cabinet THIERS.

Grand officier de la Légion d'Honneur, il a épousé en 1812 Sophie OTTO DE MOSLOY. La révolution de 1848 met fin à sa carrière et il meurt à Villers-Cotterêts en 1871, laissant comme héritier universel son neveu Pierre Eugène Roussel. Il donne à son cousin Fernand SALANSON le château du Solier que celui-ci vendit en 1912 à la famille CHAPTAL qui en serait toujours propriétaire.

© J-C.Bonnal

le 21/08/2003