PAGANEL Pierre

 

Né à Vileneuve d'Agen (Villeneuve-sur-Lot) le 31 juillet 1745, décédé à Bruxelles le 20 novembre 1826. Fils de notaire il fit ses études au collège d'Agen, puis à l'université de Toulouse. Ordonné prêtre en 1773, il professa au Collège d'Agen, fut curé de Pardaillan, près de Noaillac, puis de Penne d'Ageanis, et élu député du Lot-et-Garonne à l'Assemblée législative, où il prit la parole le 29 novembre 1791, pour s'opposer à l'exercice du culte par des prêtres n'ayant pas prêté serment à la République. Il alla jusqu'à réclamer des mesures rigoureuses contre les prêtres "réfractaire". Il vota la mort de Louis XVI. Le 9 juillet 1793, il fit décréter d'arrestation l'évêque et le Condom. En novembre suivant, il fut avoyé dans le lot pour y épurer les autorités constituées. C'est alors qu'il annonça qu'il abandonnait la prêtrise : "je fus curé pendant quelques années; dans aucun temps je ne fus jamais prêtre", déclara-t-il. Peu après, il inaugura le temple de la Raison à Toulouse. Il procéda à l'épuration des autorités constituées du Tarn et de l'Aveyron en 1793, et devint secrétaire de la Convention en 1794. Non réélu au Parlement et nommé consul de Palerme en 1797, il devint secrétaire général du ministère des Affaires étrangères avant d'avoir rejoint son poste consulaire. De mai 1803 à 1814, il fut chef de division à la chancellerie de la Légion d'honneur, et il réoccupa ce poste pendant les Cent-Jours. Exilé à Liège, puis à Bruxelles en 1816, il obtint, grâce à Lacépède, une pension de retraite de la chancellerie de la Légion d'honneur.

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