Jean-Nicolas Pache

Né à Paris le 5 mai 1746, mort là Thin-le-Moûtier le 18 novembre 1823. Fils du concierge de l’hôtel du duc de Castries, Pache entre grâce à lui au ministère de la Marine ou il occupe le poste important de premier secrétaire. Satisfait de lui, Necker* le nomme contrôleur de la Maison du roi ; poste que Pache va quitter rapidement pour rejoindre la Suisse. Il en revient au début de la Révolution et se lie avec Roland* qui va le faire rentrer au ministère de l’intérieur ou ses capacités de travail vont le faire admirer de tous.

Il travaille ensuite sous les ordres de Servan au ministère de la Guerre avant de devenir son successeur d’octobre 1792 à février 1793. Ministre, il va quitter ses amis Girondins* qui l’avaient propulsé dans les hautes sphères du pouvoir pour s’afficher ouvertement Montagnard*. Ces derniers, dont Pache va gagner la confiance, vont le faire élire maire de Paris.

C’est sous son mandat qu’il fait inscrire la devise de Momoro* : " Liberté, Egalité, Fraternité " sur les bâtiments publics. Très lié avec Chaumette* et Hébert*, il va jouer un rôle très important dans les journées des 31 mai et 2 juin 1793 qui aboutissent à l’élimination de ses ex-amis girondins.

Robespierre* va lui épargner la guillotine, destinée aux Hébertistes* et va se contenter de le faire remplacer par Fleuriot-Lescot. Incarcéré à la suite de l’insurrection de Prairial et libéré par l’amnistie générale, Pache va finir sa vie dans les Ardennes.

 

Notice fournie par
Yohan Senez pour Notes et Archives 1789-1794.
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