MUSSET Joseph Mathurin

 

Né à Légé (Loire-Inférieure) en 1749, décédé à Neufchateau (Belgique) le 11 avril 1831. Curé constitutionnel de Falleron, en Vendée, il fut député de ce département à l'Assemblée législative, puis à la Convention. Il vota la mort du roi.  Il fut envoyé en Seine-et-Oise, où il participa à l'épuration des autorités constituées, à l'imposition des taxes sur les habitants fortunés de Corbeil et de Meulan, et à l'éloignement des prêtres de leur ancienne paroisse. Membre du Comité de pétitions, il lut le rapport sur l'affaire Gamain; cet artisan prétendait avoir été empoisonné par Louis XVI qui voulait se débarrasser d'un témoin gênant. Gamain était le constructeur de la fameuse armoire de fer; il reçut ainsi une pension de l'Etat en 1794. Musset fut envoyé en mission dans le Puy-de-Dôme, le Cantal et la Corrèze pour y procéder à l'épuration. Ayant jeté le froc aux orties, il se maria, le 1er thermidor an II avec une Dlle Marguerite Tellier. Il siégea au Conseil des Anciens, fut commissaire politique et civil au Piémont, où, sous prétexte d'organiser le pays, il s'emplit les poches. En 1800, il fut nommé prédet de la Creuse, puis, deux ans plus tard, député; il le resta ou le redevint en 1810. A la fin de l'Empire, il possédait des domaines importants à Magny-en-Vexin. Banni en 1816, il céda ses propriétés à sa belle-mère et s'exila à Bruxelles. Malgré les démarche de son neveu, qui habitait Paris, il ne put obtenir l'autorisation de rentrer en France.

© Les convotionels régicides