MOREAU Joseph

 

Joseph Moreau, 31 ans, né à Saint-Laurent de la Plaine, fut guillotiné le 18 avril 1794. Orphelin de mère à 10 ans, Un oncle prêtre, chapelain de Saint-Laurentde la Plaine et curé de Bourgneuf, avait guidé son éducation. A 26 ans, il était devenu vicaire de Saint-Laurent de la Plaine. Réfractaire au serment, il prit le maquis et continua d’exercer son ministère, cependant que des pèlerinages spontanés se formaient sans cesse vers le sanctuaire Nôtre-Dame de Charité, situé à un kilomètre du Bourg. Ce qui excita la fureur des patriotes de Chalonnes qui obtinrent la destruction du sanctuaire. Cependant, Joseph Moreau exerçait clandestinement son ministère. Au printemps et à l’automne 1793, il vivait dans les paroisses de Botz, Saint-Quentin-en-Mauges et La Chapelle-Aubry. Il Suivit l’armée vendéenne au-delà de la Loire. Après la déroute, il ne put franchir la Loire et resta dans le Craonnais. Une nuit d’avril 1793, il fut surpris, avec un autre prêtre réfractaire, par la garde nationale. Son confrère fit tué en cherchant à s’enfuir. La dernière Semaine Sainte de Joseph Moreau s’ouvrit avec un premier interrogatoire devant l’agent du district de Segré. C’était la veille du dimanche des Rameaux. Le Lundi saint il fut conduit à Angers et interné au château. Le jour même il était interrogé à l’évêché où siégeait le « Comité de surveillance révolutionnaire ». Le Jeudi saint, il fut jugé par la Commission militaire qui siégeait dans le couvent des Jacobins (actuelle gendarmerie). Le Vendredi saint, 18 avril, il fut exécuté. 

 

le 28/10/2003

 

© Les Martyrs d’Angers : 1793-1794, d’André MERLAUD

 

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