La MONTAGNE

 

Montagne, groupe politique, né de la Révolution Française, qui connut son apogée au printemps 1793, avec 300 députés, pour la plupart élus de Paris et des villes, et que dirigèrent DANTON, MARAT et ROBESPIERRE, Membres des clubs des Cordeliers ou des Jacobins, adversaires de la monarchie, favorables à un régime centralisateur, les Montagnards préconisèrent des mesures sociales et s'appuyèrent sur les sans-culottes, pour triompher de leur adversaire de la Gironde, qu'il éliminèrent les 31 mai et 2 juin 1793. Maîtres du pouvoir sous la Convention, ils imposèrent une politique de salut public (seconde Terreur) qui dura jusqu'à leur chute, le 9 Thermidor sous la II République, les députés de l'extrême gauche reprirent pour désigner leur groupe politique le nom de " Montagne "

 

 

DONTON MARAT ROBESPIERRE

 

Convention montagnarde

1793 -31-5 mise en accusation des Brissotins (Girondins) ; -2-6 la Convention, encerclée par sans-culottes et partie de la garde nationale, vote l'arrestation de 29 députés girondins (dont Brissot, Vergniaud, Pétion, Barbaroux, Lanjuinais) et de 2 ministres (Lebrun et Clavières) : 21 seront guillotinés le 31-10 ; 9 évadés, dont Buzot, Barbaroux, Pétion, tentent de soulever la province et sont tués ou se suicident. Mme Roland sera guillotinée le 8-11, son mari (non-député) se suicidera le 10-11 ; -6-6 Marseille, début de l'insurrection ; -17-6 la noblesse est privée de ses droits féodaux qui sont définitivement abolis ; -juillet les Girondins marseillais assiègent Avignon, fidèle aux Jacobins ; ils achèvent Agricol Viala (13 ans, fauché par une balle, une hache à la main) d'une balle dans la tête ; c'est ce qu'expose à Robespierre un oncle de l'enfant. En fait, Viala, qui avait 16 ans, a sans doute été tué d'une balle perdue. -14-7 Marat assassiné; -17-7 abolition sans compensation de tous les droits féodaux ; -23-7 perte de Mayence; le Comité de salut public rappelle les généraux vaincus [Biron, Custine (guillotiné 27-8)], envoie Kellermann assiéger Lyon et entreprend la guerre à outrance en Vendée ; sur proposition de Robespierre, on diffère l'application de la Constitution nouvelle jusqu'à la paix ; -1-8 la Convention décide de détruire les sépultures royales à St-Denis. Les sculptures sont entreposées au muséum du Louvre et au dépôt provisoire des Petits-Augustins, futur musée des Monuments français, 18 cercueils sont vidés. Puis la Convention ordonne d'exhumer les corps des princes et princesses pour récupérer le plomb des cercueils pour couler les balles. -12-10 on creuse 2 fosses : l'une pour les Bourbons, l'autre pour les dynasties précédentes que l'on referme le 25-10. 52 rois, 32 reines et plus de 70 grands du royaume sont exhumés. Les cercueils ont fourni près de 9 t de plomb, 11 couronnes, 11 sceptres, 4 mains de justice, quelques agrafes de manteau et la quenouille en bois de la reine Jeanne, épouse de Charles V. -1-8 loi pour la répression en Vendée ; -2-8 Marie-Antoinette quitte le Temple pour un cachot de la Conciergerie ; -8-8 au 9-10 siège de Lyon ; -10-8 la Constitution de l'an III (présentée le 24-6) est acceptée ; -19-8 la Convention prescrit la levée en masse (le 23-8 levée en masse : réquisition pour le service armé des célibataires de 18 à 25 ans, les autres citoyens pouvant être requis pour les fabrications de guerre) ; -25-8 Carteaux entre à Marseille ; -27-29-8 perte de Toulon livré aux Anglais ; -27-8 Gal Custine destitué le 22-7 condamné à mort, exécuté le 28-8 (3-1 son fils condamné à mort) ; -28-8 la Convention décrète un emprunt d'1 milliard sur les riches ; -17-9 loi des suspects (permet d'arrêter " tous ceux qui doivent être considérés comme défavorables au régime nouveau ") ; -18-9 Bordeaux : terreur avec Tallien ; -26-9 décret fixant la liste des juges et des jurés composant les 4 sections du Tribunal révolutionnaire (réorganisé le 5-9, la Constituante ayant auparavant adopté l'institution anglaise des 2 jurys, d'accusation et de jugement ; le jury d'accusation est supprimé, la procédure simplifiée, tout appel ou recours en cassation exclu) ; -27-9 loi du maximum (fixant un prix plafond pour des produits courants autres que le grain : les hausses illicites sont punies de mort) ; -1-10 décret enjoignant d'exterminer les brigands de Vendée ; -5-10 décret abolissant l'ère vulgaire et ordonnant que l'ère des Français comptera de la fondation de la République (qui a eu lieu le 22-9-1792) ; -7-10 Gorsas, mis hors la loi le 28-7, est arrêté et est le 1er député condamné à mort ; 9-10 républicains entrent à Lyon ; -10-10 la Convention décrète : " Le gouvernement provisoire de la France est révolutionnaire jusqu'à la paix " ; -14/16-10 procès de Marie-Antoinette [défenseurs : Guillaume Tronson du Coudray (Reims 18-11-1750/Guyane 27-5-1798, déporté à Sinnamary, Guyane) et Claude Chauveau-Lagarde (21-1-1756/28-2-1841)] ; chefs d'accusation : 1o) manúuvres en faveur " des ennemis extérieurs de la République " ; 2o) complot pour allumer la guerre civile ; -16-10 condamnée à mort à 4 h du matin, Marie-Antoinette est exécutée à 12 h 15 place de la Révolution (ensevelie à côté de Louis XVI) ; -17-10 Wattignies : Jourdan bat le Pce de Cobourg ; -31-10 : 21 membres de la Convention condamnés à mort et exécutés (dont Brissot, Gensonné, Vergniaux ; Valazé se tue) ; -6-11 exécution de Philippe Égalité; -7-11 la Vendée est renommée Vengé ; 10-11 établissement du culte de la Raison (non officiel : Robespierre n'y participe pas), fête (consacrée à la Raison) organisée à Notre-Dame, à laquelle assiste la Convention ; -19-11 les biens des accusés sont déclarés nationaux, même avant le procès (pour empêcher les donations entre vifs faites par les accusés sûrs d'être mis à mort) ; -24-11 adoption du calendrier révolutionnaire (voir à l'Index) ; -4-12 décret de la Convention organisant le gouvernement révolutionnaire et fixant la Constitution provisoire de la République pendant la durée de la guerre ; -6-12 liberté des cultes proclamée ; -8-12 mort en Vendée de Joseph Bara [né Falaise 1780, 14 ans, palefrenier, abattu par des voleurs de chevaux près de Cholet (7-12-1793) : Robespierre organisera son culte, comme celui d'une victime de la barbarie royaliste ; son transfert est prévu pour le 28-7 (10 thermidor) mais n'aura pas lieu ; le 28-12 au Panthéon] ; -19-12 Dugommier reprend Toulon abandonné par les Anglais ; fin du mouvement fédéraliste.

1794 -4-2 esclavage aboli dans les colonies ; -15-2 adoption comme drapeau national du pavillon de marine : bleu-blanc-rouge ; nuit du 13 au 14-3, arrestation de 21 ultrarévolutionnaires ou hébertistes du club des (nouveaux) Cordeliers (partisans de la Commune contre la Convention) : 19 exécutions le 24-3, dont celle d'Hébert et Cloots.

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