MILHAUD Edmond Jean Baptiste (dit Cumin)

 

Né à Arpajon (Cantal) le 10 juillet 1766, décédé à Aurillac le 8 janvier 1833. Issu d'une famille de cultivateurs, il fut élu député du Cantal à la Convention et siégea sur les bancs de la Montagne. Il vota la mort du roi. Ardent Jacobin, il se déclara pour une "République universelle" (26 novembre 1792) et pour une "Convention universelle qui veillerait au maintien des droits de l'homme". Envoyé à Strasbourg, il épura sans pitié les état-majors et les autorités constituées, fit arrêter les aristocrates et les notaires, et condamner à mort le général Meunier. On reprocha beaucoup à Milhaud d'avoir taxé de 200 000 livres "un juif dur et riche", et d'avoir imposé de 4 millions des catholiques aisés qui refusaient d'aller à la messe constitutionnelle. Il demanda aussi le 19 décembre 1793 la déportation de tous les contre-révolutionnaires: "Marat a raison de demander 200 000 têtes", explique-t-il. Il fit condamner à mort et exécuter le général d'Aoust, mais il charcha à sauver le féroce Carrier, abandonné par les autres Conventionnels. Après la session, Milhaud rentra dans l'armée et Bonaparte le nomma général de brigade en 1800; sous l'Empire, il devint général de division en 1806, et fut créé comte de l'Empire le 10 septembre 1808. Il combattit en Espagne et en Russie. Après le retour de l'ile d'Elbe, il rallia la cause de Napoléon; celui-ci lui donna le commandement d'un corps de cuirassiers. Bien qu'il eut, de nouveau, assuré Louis XVIII, Il fut rayé des cadres de la Légion d'honneur et frappé d'exil le 12 janvier 1816. De mystérieuses et puissantes interventions lui permirent de rester en France et d'être réintégré dans la légion d'honneur le 29 décembre 1817. Il dut attendre la Révolution de Juillet pour être admis au cadre de réserve le 7 février 1831.

© Les convotionels régicides