MERLINO Jean Marie François

 

Né à Lyon le 8 décembre 1737, décédé à Fareins (Ain) le 15 octobre 1805. Fils de banquier, il était magistrat à Trévoux, lorqu'il fut élu député de l'Ain à la Convention. Dans le procès de Louis XVI il vota la mort du roi. En mission dans l'Ain, il fit arrêter quantité de personnes suspectes et déporter les prêtres ayant refusé de prêter serment à la Révolution. Il écrivait, avec une visible satisfaction: "L'Aristocratie infernale qui désolait les campagnes de l'Ain est enterrée" (19 avril 1793). Fréquentant les Jacobins jusqu'à la fermeture de leur club, il proposa d'exclure de toute fonction officielle tout noble et tout prêtre; mais il défendit à la Convention son ami Fouché, don't les mains étaient encore rouges de sang. Au Conseil des Anciens, où il siégea en 1796, il demanda que les enfants des émigrés fussent privés des biens don't ils pourraient bénéficier, même par succession collatérale. Cette proposition, qui fut adoptée, lui valut de devenir secrétaire du Conseil, puis président des Cinq-Cents de 1797 à 1798.

© Les convotionels régicides