Philippe Merlin, dit Merlin de Douai ( 1754 - 1838 )
[22 ans en 1789]


MERLIN, Philippe dit Merlin de Douai (né à Arleux le 30 octobre 1754- Paris le 21 ou  26 décembre 1838 )

Avocat à Douai, Merlin est élu par ce bailliage aux Etats Généraux. Il s’y montre très actif et prend position pour la suppression des droits féodaux. Le Nord l’envoie siéger à la Convention, il y vote la mort de Capet puis part en mission en Belgique ainsi que dans la Somme et le Pas de Calais. Il est absent de Paris lors de la chute des Girondins et est élu au Comité de Législation à son retour. Il y accomplit un travail considérable : extension du Tribunal Révolutionnaire, loi des suspects - qui lui vaut le surnom de Merlin suspect -. Merlin préfère la neutralité pendant la journée du 9 thermidor ; cela ne l’empêche pas d’être élu au nouveau Comité de Salut Public. C’est lui qui fera adopter le code des délits et des peines.

Elu par le Maine et Loire au Conseil des Anciens, Merlin se voit confier le ministère de la Justice. Il s’oppose alors à la réaction royaliste et est un des artisans du 18 fructidor. Après ce coup d’état, il remplace le royaliste Barthélemy comme Directeur mais est poussé à la démission avec Laréveillière-Lépeaux le 18 juin 1799. Bonaparte, qui apprécie les compétences de Merlin, le nomme procureur général de la cour de cassation puis conseiller d’état sous l’Empire. Exilé après le retour des Bourbons, Merlin ne reviendra en France qu’après la chute de Charles X et s’éteindra à Paris le 25 décembre 1838.