MARINO Jean-Baptiste

Né à Sceaux en 1767, guillotiné à Paris le 19 juin 1794. Peintre en porcelaine, orateur des clubs révolutionnaires membre de la Commune insurrectionnelle du 10 août 1792 très actif cette journée. Marino est ensuite nommé administrateur de police. Il préside la commission extraordinaire qui juge à Lyon les fédéralistes vaincus. Utilisant sa position pour obtenir les faveurs des belles suspectes, il est renvoyé par Collot-d'Herbois et lui voue dès lors une haine farouche. Chargé à Paris de la police des prisons et de la surveillance de la moralité publique, il itilise largement sa situation pour obtenir des avantages tant en argent qu'en nature. Il est destitué sur dénonciation de Pons de Verdun, impliqué dans une tentative pour faire évader Marie-Antoinette, déclaré complice de Ladmiral lorsque ce dernier tente de tuer Collot d'herbois et condamné à la peine des parricides pour attentat sur un des membres de la représentation nationale. Il monte donc à l'échafaud en chemise rouge.


® Histoire et dictionnaire de la Révolution française 1789-1799 édition Bouquins

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