LECOINTRE-PUYRAVEAU Michel Mathieu

 

Né à Saint-Maixent (Deux-Sèvres) le 13 décembre 1764, décédé à Ixelles (Belgique le 15 janvier 1827. Avocat, il devint administrateur de son département au début de la Révolution. Elu député des Deux-Sèvres à l'Assemblée législative, il acquit promptement la réputation d'un bavard. Ses interventions furent légion : celle qui fit déporter les prêtres insermentés le 25 ma 1792 est resté en mémoire. Elu à la Convention ses critiques contre Marat le rapprochèrent des Girondins. Dans le prcès de Louis XVI il vota la mort. Commissaire en Vendée et dans les Deux-Sèvres, il s'y conduisit avec férocité, Puis il sut se montrer caméléon envers les factions rivales, notament au Conseil des Cinq-Cents. Il proposa de mettre sous séquestre les biens des pères et mères d'émigrés, d'exclure de toute fonction publique les parents d'émigré, et de déporter les prêtres réfractaires? Nommé président du Conseil des Cinq-Cents, il resta fidèle au Directoire. Ayant accepté tout d'abord le coup d'Etat du 18 brumaire, il fut nommé commissaire général de la police à Marseille, puis dans l'Ouest. Il siégea au tribunat; mais évincé et ayant refusé le poste d'administrateur de la Louisiane, il rentra dans la vie privée. Pendant les Cent-Jours, il fut lieutenant général de la police dans le Sud-Est. Après Waterloo, il tenta de s'enfuir en Tunisie, fut fait prisonnier en mer par les Anglais et ne put s'échapper que grâce à une tempête qui dispersa la flotte britanique. A son retour en France, il fut interné au château d'If et condamné par les assises de la Dordogne à la déportation. Il fut autorisé à gagner la Belgique où il se fixa.

© Les convotionels régicides