LE BON Guislain François Joseph

Maire d'Arras (Arras 1754 - Arras 1794)

Le Bon d'Arras : un fanatique, un esprit étroit qui n'était pas inaccessible à toute pitié.

Né à Arrasle 25 septembre 1765, guillotiné à Amiens le 7 octobre 1795, fils d'un sergent de ville de l'échevinage d'Arras, il s'est voué à l'état ecclésiastique sans trop de conviction. Mais, au fil des ans, il est devenu un excellent professeur de rhétorique et fait l'unanimité chez les oratoriens de Beaune, où il est établi depuis l'âge de dix-huit ans, après qu'il eut achevé ses études au collège de Juilly, prés de Paris. Aujourd'hui, il attend avec impatience le moment où il sera ordonné prêtre, une fonction qui lui permettra d'assouvir son goût du prosélytisme. De caractère plutôt faible et doux, il peut se laisser aller à des excès, n'étant pas dépourvu d'un certain attrait pour l'excentricité.

© Chronique de la Révolution édition Larousse

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