LE CARPENTIER Jean Baptiste

 

Né à Helleville (Manche) le 1er juin 1759, décédé au Mont-Saint-Michel le 27 janvier 1829 (Sur son acte de baptême, il est appelé Le Carpentier des Fontaines et sur son acte de décès, Le Carpentier de Préfontaine). Fils d'agriculteurs, il fit ses études au collège de CValognes et fut ensuite, commis d'un procureur. Pourvu d'une charge de commissaires receveur ancien, alternatif et triennal des saisies réelless du bailliage de Valogne, puis contrôleur desdites saisies réelles, il organisa, au début de la Révolution, une société populaire à Valognes, et devint chef de légion de la Garde nationale du lieu. Il acquit ainsi une notoriété qui lui permit de devenir, sans coup férir, député à la Convention, où il vota la mort de Louis XVI. Il défendi Granville contre les Vendéens, et Saint-Lô contre les Anglais, puis fut envoyé à Saint-Malo le 7 décembre 1793 où il s'attaqua avec férocité aux autorités locales, multipliant les visites domiciliaires des fugitifs et surchargeant les prisons de suspects. Il annoça alors fièrement, le 4 mars 1794 qu'au "moyen des purgatif révolutionnaires, l'aristocratie, le fédéralisme et la superstition ont été replongés dans le néant". Bref, pour le seul mois de prairial, il se flattait d'avor fait traduire 29 hommes et femme devant le tribunal révolutionnaire. Le 5 Thermidor, il annonçait l'envoi de 131 détenus de la Manche devant le tribunal révolutionnaire. Les Malouins ont perpétué son souvenir en publiant un Précis du proconsulat de Le Carpentier, qui se trouve aux archive nationales (AA. 47): Le Carpentier y est décrit comme une émule des féroces Carrier et Le Bon. Il finit par être arrêté, mais il resta peu de temps en prison, l'amnistie votée dans la dernieère séance de la Convention lui rendant la liberté. Après les Cent-Jours, n'ayant pu se réfugier en Angleterre, il revint clandestinement en France, où il réussit à se cacher pendant plus de trois ans. Traduit en cour d'assises, il tenta de justifier son attitude au procès de Louis XVI, mais fut condamné à la détention perpétuelle. Enfermé dans la prison du Mont-Saint-Michel, il y mourut.

© Les convotionels régicides