Claude-Romain Lauze-Duperret


Né à Apt (Vaucluse) le 28 février 1747.

D’une famille noble du Gévaudan, le 9 décembre 1772, il fut nommé titulaire d’une charge de Conseiller du Roi maire de Saint Etienne de Val Francisque. C’était un riche exploitants de propriétés et de fabriques d’huile. Fort estimé de ses concitoyens, il fut élu député des Bouches du Rhône à l’Assemblée Législative le neuvième sur dix. Siégeant à l’extrême gauche, il fut également membre du club des Jacobins dont il fut le secrétaire. C’est sur sa proposition que la société parisienne décida d’envoyer des adresses en province pour expliquer les événements du 10 août 1792.

Réélu à la Convention le onzième sur douze il y eu d’abord des positions tout à fait antifédéralistes en prenant la défense des parisiens attaqués par la Gironde. Il semble que ce soit l’influence de Barbaroux qui le conduisit à abandonner la gauche, à cesser de soutenir les jacobins et à voter pour l’appel au peuple dans le procès du Roi. Il sera partisan de la détention et du bannissement à la paix et du sursis. Il soutint alors très fermement les Girondins, un jour même il se précipita sur un Montagnard l’épée à la main. Il était absent lors du vote sur la mise en accusation de Marat. Malgré son attitude pour le moins excessive il ne fut pas décrété d’arrestation le 2 juin. Il ne fut pas non plus inquiété lorsque son nom fut cité par Charlotte Corday après qu’elle eut assassinée Marat. Ce n’est que sur dénonciation des représentants en mission qui découvrirent des lettres compromettantes qu’il avait adressé aux administrateurs d’Apt qu’il fut décrété d’accusation le 3 octobre 1793. Condamné à mort le 9, il fut exécuté le 10 brumaire de l’an II (31 octobre 1793).

 

 

Notice fournie par
J.M. Ruthon pour Notes et Archives 1789-1794.
A. Kuscinski : Dictionnaire des Conventionnels.
  (c) Philippe Royet 1996-2000.

 

photo de la recopie de l'évéché © D.Lemoine

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