LAPORTE François Sébastien Christophe (dit DELAPORTE)

 

Né et décédé à Belfort le 15 septembre 1760 - 25 mars 1823. Fils d'un avocat au Conseil d'Alsace, il fut avoué à Belfort. Elu à l'Assemblée Législative et à la Convention, il fut envoyé dans la Meurthe, la Moselle et le Bas-Rgin pour y pratiquer une épuration sévère. Mais il tint à assister au procès de Louis, il vota la mort. Il fut l'un des bourreaux de Lyon, s'associant étroitement à toutes les mesures de rigueur de ses collègues Fouché et Collot d'Herbois dans cette ville. Il fit partie du Conseil de sûreté général du Comité de salut public, et, après Thermidor, il fit emprisonner ses collègues de la veille! Il siégea aux Cinq-Cents, mais il donna sa démission pour une profession plus lucrative: il se fit, en effet, fournisseur aux armées. Son honnêteté fut mise en doute bien souvent pas ses contemprains, notament en 1797. Le ministre de la Justice l'accusa d'avoir " prévariqué" dans la levée des contributions prises à Livorne sur les détenteur de marchandises appartenant aux Anglais, d'avoir également "prévariqué" dans la manutention et la distribution des fournitures de l'armée d'Italie, et d'avoir volé cinq millions provenant de la contribution du Pape. Laporte fut mis aux arrêts, ainsi que son complice Flachet. Ceux-ci ayant solicité (et obtenu) un délai de trois jours pour mettre leures papier en ordre, en profitèrent pour prendre la fuite... avec lesdits papiers fonts comprometants (CF. procès-verbal de la séance du 18 thermidor an V du Conseil des Cinq-Cents). A la suite d'interventions plus ou moins mystérieuses, les accusés furent acquittés l'année suivente et Laporte reparut auprès du F. Fouché, à Milan, nommé ambassadeur près de la République cisalpine. Sous l'Empire, il fut avocat à Lure? Bien qu'ayant signé l'Acte additionnel pendant les Cent-Jours, il ne put être inquiété: le registre des signatures avait été détruit! Il vécut donc en paix, en donnant des consultations juridiques; la police ignora curieusement le passé de ce régicide prévaricateur.

© Les convotionels régicides