LANOT Antoine Joseph

 

Né et décédé à Tulle, le 18 mars 1757 - 12 septembre 1807. Fils d'un avocat, il fut accusateur public après la réorganisation de la magistrature, puis député de la Corrèze à la Convention. Il siégea à la Montagne. Après avoir voté pour la mort de Louis XVI.  Envoyé dans le Limousin pour procéder à l'épuration des autorités constituées, il réprima les troubles qui avaient éclaté à Meymac, où l'on criait; Vive la religion! Vive les prêtre! Vive Louis XVI. Un juge de paix et deux maires furent guillotinés (pour l'example?) ; les riches et les prêtres furent lourdement taxés. Il écrivit à la Convention :"Tout va bien... la raison triomphe dans la Corrèze". Il poursuivit à outrance, la déchristianisation et il transmit fièrement à la Convention la liste des communes qui avaent fermé les églises. Il annonça bientôt que "grace à sa sévérité, à l'ambulance du tribunal et de la guillotine". tout était rentré dans l'ordre. Il fut donc rappelé à Paris. Après la chute de Robespierre, il resta révolutionnaire montagnard: "Les Jacobins sont en discrédit, s'écria-t-il dans la séance du 16 brumaire au III (1795). Eh bien! je déclare que je suis Jacobin". Mis en état d'arrestation en raison d'exactions en Corrèze, il fut arrêté quelque temps. Remis en liberté, il rentra à Tulle et y devint président de l'administration minicipale. Mais sa réputation était telle, son comportement si critiquable, qu'il fut destitué par le Directoire le 29 mars 1798, comme "avilissant" ses fonctions par ses principes et son intempérance.

© Les convotionels régicides