LAIGNELOT Joseph François

 

Né à Versailles le 12 juin 1752, décédé à Paris le 23 juillet 1829. Ayant produit deux pièces qui firent un "four", il se lança dans la politique, sans doute appuyé par ses frère de la loge Le Patriotisme de la Cour, et se fit élire député de Paris à la Convention, où il siégea ôarmi les Montagnards, où il vota pour la mort du roi. Chargé de surveiller les activités des ports de Rochefot et de La Rechelle, il mit un désordre désolant, faisant condamner aux galères le capitaine de vaisseau Jacquelin, que son collègue Jeanbon Saint-André demandait pour Brest. Avec son collègue Lequinia, il entreprit de déchristianiser la Charente-Inférieure, puis il gagna Brest, accompagné du bourreau Ance, pou y installer un tribunal révolutionnaire. Il fit ainsi condamner à mort trois officiers de marine ; Rougemont, Le Dall Kéréon et Mortécler; il fit assassiner "tout ce qu'il y avait d'honnêtes gens à Brest" . Puis, Laignelot fut envoyé en Ille-et-Vilaine et en Mayenne le 3 mai 1794 pour y prendre toutes les mesures nécessaires contre 'les scélérats royalistes connus sous le nom de chouans" . Il se flatta, à Laval d'exterminer les chouans en peu de temps? Se rendant, tout de même, compte du travail qu'il faisait, il ecrivait le 14 août 1794: "La guerre que nous faisons est affreuse, dégoûtante..." Devenu Thermidorien, il entra au Comité de sûreté générale le 5 novembre 1794. Mais il connut de grandes difficultés, fut décrété d'arrestation, amnistié et, à nouveau, arrêté (dans le procès Babeuf). Traduit en haute-Cour, il fut acquitté, mais ce ne fut pas la fin de ses ennuis. Ayant réédité, en 1805, l'une de ses pièces de théâtre d'avant la Révolution, il fut menacé de bannissement. En 1813, il fut inscrit sur une liste de suspects à éloigner de Paris. Il résida à Vigny, près de Pontoise. Bien que régicide, il ne fut pas exilé et il termina sa vie en France.

© Les convotionels régicides