LAIGNEAU Jacques

 

Jacques Laigneau de Langellerie, 47 ans, né dans une famille bourgeoise de La Flèche, fut guillotiné le 14 octobre 1794. Il fut d’abord vicaire au Bailleul 

(2) Ici, il faut noter que le 21 février Noël Pinot, curé de Louroux-Béconnais, fut conduit à l’échafaud, revêtu par dérision des ornements sacerdotaux. Son témoignage et sa vie avaient suscité une telle admiration que le Pape Pie XI le béatifia dès 1926 (cf. DC 1926, n’ 353, col. 714) (NDLR). 11 avaient figuré sur cette liste qui comptait ainsi cent noms.

pendant dix ans puis curé de La Bruyère, dans l’archiprêtré du Lude. Sa santé fragile le conduisit à Angers comme aumônier adjoint des Carmélites, au nombre de 27 en 1789. N’étant pas fonctionnaire public, il n’était pas tenu de prêter le serment. Interné au grand séminaire le 17 juin 1792, il fut conduit à Nantes le 12 septembre suivant pour être déporté, mais ne fut pas embarqué sur la « Didon » pour cause de maladie. Il demeura prisonnier à Nantes jusqu’au 27 juillet 1793, date à laquelle il s’évada. Déguisé en conducteur de charrette, il revint à Angers où « il rendit des services inimaginables ». 11 fut arrêté par un patriote qui l’avait reconnu le 11 octobre 1794. La garde nationale le conduisit au Comité révolutionnaire siégeant à l’évêché. Il s’avéra qu’il allait porter les sacrements à une malade. Le Comité révolutionnaire le renvoya au tribunal criminel qui le condamna à la peine de mort le 14 octobre, en raison de son refus du serment et pour non-soumission à la loi de déportation. Il monta au supplice « d’un pas gai et décidé », déclare Gruget dans son journal. Il ajoute: « C’était la veille de la fête de sainte Thérèse, fondatrice des Carmélites dont il était aumônier ». Le lendemain, la guillotine fut démontée et transportée au Champ-de-Mars. Le sang cessa de couler à Angers. 

le 28/10/2003

 

© Les Martyrs d’Angers : 1793-1794, d’André MERLAUD

 

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