LACOSTE Jean Baptiste

 

Né à Mauriac (Cantal) le 30 août 1756, décédé près de cette ville le 13 août 1821. Fils d'un notaire, il fut avocat et juge de paix avant d'être élu député du Cantal à la Convention, où il vota la mort du roi. Accusé de terrorisme par son collègue B. Faure, il n'en poursuivit pas moins son œuvre de "salubrité" avec son concours, dans le Cantal et la Haute-Loire. Puis, il fut envoyé à l'armée du Rhin. Il institua le 25 janvier 1794 une commission expéditive et ambulante pour juger les suspects de tiédeur révolutionnaire et il se transporta à Nancy où il fit jeter en prison un grand nombre de malheureux, y compris le secrétaire de son collègue B. Faure. Mais ce dernier porta plainte et obtint satisfaction: Lacoste fut contraint de licencier sa commission en 1794, et, plus tard, il fut décrété d'arrestation le 1er juin 1795, Delahaye, demanda sa mise en liberté. L'amnistie votée dans la dernière séance de la Convention lui permit de rentrer dans son pays. Le Directoire le nomma commissaire dans l'administration centrale du Cantal, puis sous l'Empire, il fut appelé à la préfecture des Forêt en 1808. Nommé préfet de la Sarthe aux Cents-Jours, il ne prit point possession de ce poste et bénéficia d'une faveur sous la Restauration: il ne fut pas condamné à l'exil et demeura à Las Voysses, près de Mauriac. A sa mort, la municipalité de Mauriac, dans le procès-verbal de sa séance du 14 août 1821, note que " ses facultés morales s'étaient altérées depuis une maladie qu'il éprouva l'hiver dernier et pendant laquelle il reçut tous les secours de la religion. Sa mort ne fait pas plus de bruit dans nos montagnes que n'en faisait son existence, depuis qu'il avait quitté la scène politique... Il n'emporte que les regrets de sa famille, tant est profonde l'impression qu'a produite sur des cœurs française le grand acte d'injustice auquel il eut le malheur de prendre part"

© Les convotionels régicides