LACOSTE Elie

 

Né et décédé à Montignac (Dordogne) le 18 septembre 1745 - 26 novembre 1806. Médecin dans son pays natal, il fut si violent à l'endroit de la noblesse périgourdine, qu'il eut un duel avec un gentilhomme de la région et le tua. Nommé administrateur de la Dordogne en 1790, élu député à l'Assemblée Législative en 1791, il entra à la Convention en 1792 et siégea sur les bancs de la Montagne. Dans le procès de Louis XVI il vota la mort. Envoyé avec Jeanbon Saint-André en mission dans le Lot et la Dordogne, il écrivit à Barère, membre du Comité de défense général le 25 mars 1793, qu'il avaient été insultés lors de leur passage à Orléans; ils jugeaient la situation très sombre : " Partout l'on est fatigué de la Révolution. Les riches la détestent, les pauvres manquent de pain, et on les persuade que c'est à nous qu'ils doivent s'en prendre...". Ils invitaient tous deux Barère à prendre des mesures rigoureuses. En mission à l'armée du Nord, Lacoste fit mettre en état d'arrestation les généraux Declaye et Houchard, ainsi que nombre d'officiers dont le chef d'état-major Berthelemy, sous prétexte qu'ils étaient en rapport avec des émigrés en 1793. Rentré à Paris, nommé au Comité de sûreté générale, il présida la Convention en 1794 et le Club des Jacobins. Le 9 Thermidor, il demanda l'arrestation de Saint-Just et de Couthon, et fit mettre hors la loi les membres de la Commune. Il tenta de lutter contre la réaction thermidorienne. Décrété d'arrestation, il fut consigné chez lui. Mais sa carrière était brisée: il fut déclaré inéligible et dut renoncer à la vie politique. Franc-maçon, il était affilié à la Loge La Vraie Humanité.

© Les convotionels régicides