Jacques Lacaze

 

Né à Libourne le 4 juin 1752.

Fils d’un négociant il exerça lui même cette activité à Libourne. En 1791 il fut désigné pour être administrateur du département de la Gironde.

Le 9 septembre 1792, il fut élu par ce même département député suppléant à la Convention mais admis à siéger dés l’ouverture de la session en remplacement de Condorcet qui avait opté pour l’Aisne. Il sera membre du comité de défense général et s’y montrera plutôt actif. Au procès du roi il votera contre l’appel au peuple pour la détention et le bannissement à la paix ; il était absent pour maladie lors du vote sur le sursis. Il se prononcera pour la mise en accusation de Marat. Le 1er 1793, il s’opposera à l’envoi par la Commune de Paris d’un représentant aux armées.

Signataire de la protestation contre les journées des 31 mai et 2 juin, il sera accusé de pervertir l’esprit public de sa ville natale. Au terme du rapport d’Amar, il fera l’objet d’une mise en accusation à la fois pour sa protestation et pour avoir conspiré contre l’unité et l’indivisibilité de la République, contre la liberté et la sûreté du peuple français. Il sera condamné à mort le 9 brumaire et exécuté le 10 avec les autres Girondins.

 

Notice fournie par
J.M. Ruthon pour Notes et Archives 1789-1794.
Source :
A. Kuscinski : Dictionnaire des Conventionnels.
  (c) Philippe Royet 1996-2000.

 

photo de la recopie de l'évéché © D.Lemoine

accueil