TERREUR BLANCHE

 

Non donné aux réactions sanglantes des royaliste et fanatiques religieux contre les révolutionnaires. - La première Terreur blanche se développa surtout dans le Sud-Est de la France après l'échec des insurrections jacobines (avril et mai 1795). Les bandes royalistes des Compagnies de Jéhu, de Jésus ou du Soleil, pourchassèrent et massacrèrent jacobins, républicains, prêtre constitutionnels, protestants, détenus politiques des prisons, à Lons-le-Saunier, Bourg, Lyon, Saint-Etienne, Aix, Marseille, Toulon, Tarascon, etc.., généralement avec la complicité des autorités qui cherchaient à anéantir le terrorisme révolutionnaire. Après le débarquement manqué des émigrés à Quiberon en Juin-Juillet 1795, et l'échec de l'insurrection royaliste du 13 vendémiaire en IV (5 octobre 1795), la Terreur blanche fut partiellement réprimée par Fréron (fin 1795). Elle reprit en 1796 après la conjuration des Egaux de Babeuf, - Plus violente encore, la seconde Terreur Blanche fit suite à la défaite de Napoléon Ier à Waterloo le 18 juin 1815. Dans l'Ouest et le Sud-Est de la France, les bandes de verdets, portant la cocarde vert du conte d'artois, tuèrent des anciens révolutionnaires jacobins, des bonapartistes, assassinérent le maréchal Brune à Avignon et le général Ramel à Toulouse. Le gouvernement devait en quelque sorte légaliser cette terreur en faisant exécuter Ney et des généraux d'Empire (Labédoyère, César et Constantin de Faucher, mouton-Duvernet) et bannir les régicides.

 

© Robert de nons propre

 

Illustration l'assassinat du Maréchal Brune