DE LA DIVE Marie

 

Marie de la Dive, veuve du Verdier de la Sorinière, 70 ans, vivait paisiblement en la propriété de Champ-blanc au Longeron en 1793, avec ses deux filles, Catherine 35 ans et Marie-Louise 28 ans. Près d’elles, avait trouvé refuge Rosalie du Verdier de la Sorinière, 49 ans, religieuse du Calvaire d’Angers, chassée de son couvent avec toutes les religieuses par une ordonnance du district d’Angers en septembre 1792. Les quatre dames de la Sorinière furent arrêtées le 19 janvier 1794 et interrogées dès le lendemain par le Comité révolutionnaire de Cholet qui ordonna leur transfert à la prison nationale d’Angers pour être jugées par la Commission militaire. Celle-ci condamna Marie de la Dive et Rosalie de la Sorinière à la guillotine les 26 et 27janvier 1794. 

Les deux filles, Catherine et Marie-Louise, furent interrogées le 6 février par la Commission militaire et condamnées à la fusillade. Elles furent fusillées au Champ-des-Martyrs le 10 février, ainsi que leur servante Marie Fonteneau, de Torfou, 25 ans. On reste atterré devant la sauvagerie d’un pouvoir qui détruisait une famille de pauvres femmes qui n’avaient en rien menacé la Révolution. 

La tradition de famille rapporte que Marie-Louise du Verdier, en allant à la mort, reçut d’un officier qui escortait le convoi des victimes une proposition de mariage qui l’eût sauvée de l’exécution. Elle refusa énergiquement et, dans la rue Boisnet, elle retira son manteau ouaté pour en couvrir les épaules d’une mendiante qui grelottait de froid. Cette scène est reproduite dans l’un des vitraux de la chapelle du Champ-des-Martyrs.

le 28/10/2003

 

© Les Martyrs d’Angers : 1793-1794, d’André MERLAUD

 

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