Jean Joseph de JOUSSINEAU, chevalier, comte de TOURDONNET, seigneur de Larodde (Puy de Dôme), Croizat (en Meymac, Corrèze) et autres lieux. Fils puîné de François Aymé de Joussineau et de Marie-Anne de Maulmont, il naquit au château de Saint-Vitte en Saint-Vitte-sur-Briance (Haute-Vienne), le 2 mai 1730 Il habitait "Maison de Provence", 862 rue Traversière, à Paris, lorsqu'il fut dénoncé le 2 juin 1793 "pour avoir avili la Représentation Nationale, discrédité les assignats et qu'en outre, il avait chez lui des papiers qui prouvaient qu'il n'avait jamais été porté pour la prospérité de la Révolution". Interrogé par le comité de surveillance de la section de la Butte des Moulins le 27 juin 1793, il fut enfermé à la maison d'arrêt des Irlandaises où il resta dix mois sans que l'on s'occupât de lui.

Le 6 floréal an II (25 avril 1794), le comité révolutionnaire de la section de la Montagne fit procéder à une perquisition dans sa chambre de l'hôtel de Provence et commença son interrogatoire. Devant le caractère "très grave" de sa dénonciation, le comité décida de l'envoyer devant l'accusateur public du Tribunal Révolutionnaire, Fouquier-Tinville et de le transférer à la Conciergerie.

Interrogé à nouveau le 3 prairial an II (22 mai 1794), il fut traduit devant le Tribunal Révolutionnaire le 11 prairial suivant (30 mai) pour avoir "conspiré contre la liberté et la sûreté du peuple, et cherché à rétablir la tyrannie". Condamné à mort après un violent réquisitoire de Fouquier-Tinville,

il fut guillotiné le même jour. Le lendemain, l'accusateur public écrivit aux administrateurs du département de la Haute-Vienne pour les engager à faire diligence pour procéder à la séquestration de ses biens.

© Roger VELLA

Il possède toute la généalogie tant ascendante que descendante de ce personnage de 1240

 

 

 

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