ICHON Pierre Louis

 

Né à Génissac (Gironde) le 6 novembre 1749, décédé à Thouars (Deux-Sèvres) le 5 janvier 1839 (selon Kuscinski, car le dictionnaire de biographie française note qu'il serait mort à Puyfaure, près de Génissac, le 30 décembre 1836). Entré dans la Congrégation de l'Oratoire, ordonné prêtre, il enseigna la théologie au collège de Condom. Il prêta le serment constitutionnel le 22 février 1791 et devint l'administrateur du collège. Il faisait alors partie de la loge la Parfaite amitié à l'Orient de Condom, et fut élu député du Gers à la Législative. Il fit supprimer les congrégations régulières le 6 avril 1792 et proposa de réduire de moitié le traitement des prêtres ne prêtant pas serment. Il participa activement à la prise des Tuileries le 10 avril 1792 et fut réélu à la Convention, où il vota la mort du roi, et siégea sur le banc des Montagnard. Il fut de ceux qui souhaitèrent la création d'un tribunal révolutionnaire, en mars 1793. Envoyé en mission dans le Bordelais, les Landes et le Gers il fut particulièrement féroce à l'égard des prêtres non-assermentés. Ses excès amenèrent le Comité de Salut public à l'inculper pour abus de pouvoir en octobre 1793. Après le 9 Thermidor, il ne siégea plus dans les assemblées et fut sous-inspecteur de la loterie à Bruxelles, puis à Bordeaux et à Senlis. Destitué par la Restauration et recherché par la police en 1816, il échappa à l'arrestation,, grâce à de puissantes et mystérieuses protection. Il passa les dernières années de sa vie à Génissac (certaines sources assurent qu'il vécut en exil jusquà la chute de la Monarchie légitime).

© Les convotionels régicides