HENTZ Nicolas Joseph

 

Né à Thionville le 17 janvier 1768, décédé aux Etat-Unis en 1824 ou 1830. Fils d'un maréchal-ferrant, il fut avocat, puis magistrat à Sierck-les-Bains avant d'être élu à la Convention (bien qu'il n'ait pas l'âge légal), le plus jeune député de l'Assemblée, il vota la mort du roi. Envoyé en mission aux armées dans le Nord et dans l'Est, il fit exécuter le général Houchard accusé de trahison en 1793, demanda l'exclusion des nobles des grades de l'armée, fit arrêter et exécuter les administrateurs des département des Ardennes, confisqua les biens des habitants de Givet, persécuta les prêtres d'Alsace et sévit férocement en Vendée "contre les traitres qu'il voyait partout"  . Il aurait même fait incendier Kusel du pays de Trêves; selon Merlin de Thionville "l'incendie fut si terrible que l'or et l'argent fondaient dans les maisons". Convaincu d'avoir commi ou laissé commettre toutes les horreurs de la Vendée, il fut décrété d'accusation le 5 avril 1795, mais réussit à s'enfuir et à se cacher dans les environs d'Altkirch. Il bénéficia de l'amnistie le 26 octobre 1795. Après avoir exercé divers commerces à Versailles de 1803 à 1811. Il fut contrôleur principal des droits réunis à Nienhuys. Exilé comme régicide au retour des Bourbons, il gagna l'Angleterre en 1815, puis l'Amérique en 1816 où il fut manufacturier de tabac à Berwick, puis à Wilkersbarre (Pennsylvanie) et plus tard, professeur de français à Hollowell, à la frontière du Canada. De son mariage avec Marie Anne Thérèse Daubrée, il eut quatre enfants.

© Les convotionels régicides