GUFFROY Armand Benoit Joseph

 

Né à Arras le 10 novembre 1742, décédé à Paris le 10 février 1801. Homme d'affaires, avocat et juge, nommé à l'Assemblée provinciale d'Artois en 1787, il se distingua dès 1789 en s'affirmant partisan de la vente des biens du clergé. Cet anticléricalisme de "bon aloi" lui valut d'être élu à la Convention, où il vota la mort du roi Sa férocité dépassait celle d'Hébert et de Marat. Lorsqu'il se tourna contre les Montagnards, il fut accusé de favoriser les aristocrates. Après la chute de Robespierre, il fut chargé d'inventorier les papier de l'Incorruptible. Son glissement vers la droite lui valut quelques désagréments: il fut un jour (22 brumaire an III) roué de coups par un de ses collègues en présence de Carnot. Ayant dénoncé comme émigré et fait emprisonner le 20 août 1795 Joseph Gouffé dit Rougeville (dont il avait fait exécuter le père auquel il devait de l'argent) il fut confondu devant les Cinq-Cents, couvert de honte et mis en demeure de se retirer de la vie publique dans le mépris général. Il dut aussi quitter Paris et perdre l'imprimerie qui tirait son journal. En compensation, il demanda une place, qu'il obtint, au ministère de la Justice où il fut l'adjoint d'un chef de bureau..

© Les convotionels régicides