GREDERERT Marie-Madeleine Joseph

 

Marie-Madeleine Joseph était bouquetière et marchande de cannes et parapluies au numéro 67 du Palais-Royal; elle était âgée de 37 femme d'un nommé Baptiste (son nom était d'après l'horographe que donne le numéro 9 du Bulletin du tribunal révolutionnaire). Le tribunal d'arrondissement la condamna à la peine de mort, pour mutilation du soldat Pringot le 27 Juillet 1791, Le garde français victime des fureurs de sa maîtresse, eut lieu près d'un champ de blé, dans la plaine de Mousseaux (Monceau) ( à la hauteur de la place Malesherbes actuelle).

Cependant, elle échappa au bourreau et fut ni pendu, ni décapitée. Par suite d'un appel en cassation et d'une annulation de Jugement, Marie-Madeleine Joseph Grederert fut enfermée dans un cachot de la Conciergerie. La bouquetière était encore incarcérée le 2 septembre 1792, protestant toujours de son innocence et attendant sa comparution devant un autre tribunal. Ce jour-là, et un des faits les plus dramatiques de la Révolution, eurent lieu d'horribles massacres dans les prisons de Paris. La bouquetière du Palais-Royal fut massacrée une des premières des deux cents victimes de la Conciergerie.

Le massacreurs dont le nom n'a jamais été retrouvé (ceux de la Conciergerie, les autre ont été, plus tard arrêté et condamnés pour les prisons de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés au couvent des Carmes) firent subir à Marie-Madeleine Grederert un horrible supplice : elle fut déshabillée, puis suspendue par les mains à un poteau; on lui coupa les seins, on lui cloua les pieds au sol; on lui enfonça dans le corps des baïonnettes et des bâtons pointus; finalement, on lui bourra le bas-ventre de paille et de poudre à fusil et on y mit le feu. On acheva ensuite la malheureuse à coups de barre de fer.

 

 

©au temps de la Carmagnole pages 103-104

 

accueil