GRANGENEUVE Jean Antoine LAFARGUE ( de )

Né à Bordeaux le 4 décembre 1751, guillotiné à Bordeaux le 21 décembre 1793. Avocat bordelais, substitut du procureur de cette commune en 1789, Grangeneuve est élu par la Gironde à la Législative et à la Convention. Membre du Comité de surveillance à sa création, le 25 novembre 1791, il " sire " et de " majesté ". Très violent sous la Législative, attaquant les émigrés et les frères du roi pour avoir fui " devant la justice du peuple ", dénonciateur des ministres de la Marine, Bertrand de Molleville, et de la Guerre, Narbonne, en revanche favorable à l'amnistie pour les atrocités de Jourdan Coupe-Tête. Selon Louis Blanc et son Histoire de la Révolution, il aurait conçu avec Chabot l'idée de s'entre-tuer non loin des Tuileries et de faire porter à la cour la reponsabilité de ses suicides maquillés en meutres contre-révolutionnaires, mais Chabot n'aurait pas eu le courage de passer aux actes. Aussitôt élu à la Convention, Grangeneuve en devient un des membres les plus modérés, votant contre la mort du roi. Il est proscrit avec les autres Girondins, le 2 juin 1793, se réfugie à Bordeaux, est découvert et exécuté.


® Histoire et dictionnaire de la Révolution française 1789-1799 édition Bouquins

11/04/2002

 

photo de la recopie de l'évéché © D.Lemoine

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