GOUJON Jean-Marie Claude Alexandre

Né à Bourg-en-Bresse, le 13 avril 1766, mort à Paris le 17 juin 1795. Ex-marin, clerc de procureur à Paris en 1789, Goujon se fait connaître par l'éloge funébre de Mirabeau qu'il prononce devant la population de Versailles. Administrateur de Seine-et-Oise en 1791 et procureur général-syndic provisoire, il est élu par ce département sixième suppléant à la Convention et n'entre à cette assemblée qu'après la mort d'Hérault de Séchelles, le 15 avril 1794, travaillant entre-temps avec Robert Lindet à la commission des subsistances. Envoyé aux armées du Rhin et de Moselle, il revient après le 9 thermidor et s'en prend aux Thermidoriens, s'opposant notament au retour des Girondins survivants sur les bancs de la Convention. Lorsque les émeutiers envahissent l'assemblée, le 1er prairial (20 mai 1795), il se range de leur côté, demandant la création d'une commissions extraordinaire pour examiner leurs propositions. Arrêté avec Bourbotte, Romme, Duquesnoy et quelques autre " crêtois ", il se poignarde après avoir entendu le verdic de condamnation à mort.


® Histoire et dictionnaire de la Révolution française 1789-1799 édition Bouquins

11/04/2002

 

photo de la recopie de l'évéché © D.Lemoine

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