GORSAS Antoine Joseph

 

Publiciste et homme politique français né à limoges le 24 mars 1752 décédé à Paris le 7 octobre 1793. Auteur, avant la Révolution, de plusieurs pamphhlets qui lui valurent la prison en 1781, il fonda en 1789 le Courrier de Versailles. Après avoir pris part aux journées révolutionnaires du 20 juin et du 10 août 1792, Gorsas fut élu à la Convention, où, siégeant avec les Girondins, il prit violemment position contre les députés montagnards, particulièrement contre Marat. Décrété d'accusation après l'élimination des chefs girondins le 2 juin 1793, il fut condamné à mort et exécuté.

© ROBERT des noms propres

 

 

né le 21 septembre 1751 à Limoges.

Sa date de naissance et le nom de sa mère sont différants selon les auteurs, pour Kuscinski il est né le 24 mars 1752 et sa mère se nommait Marianne Peyriers. Pour le dictionnaire de Soboul, il serait né le 21 septembre 1751, cette date est celle citée par l'abbé Lecler, historien local, qui reprenant son acte de baptême lui donnait pour mère Marguerite ou Madeleine Rimboeuf ; son père se nommait Jean Baptiste Barthélemy, cordonnier. Il fit ses études au collège Du Plessis à Paris. Après quelques années ou il fut commis à la Ferme générale, il fonde à Versailles une école militaire. Mais les principes modernes pour l'époque qu'il inculquait à ses élèves feront fermer l'établissement et le conduirons, en 1788 à la prison de Bicêtre.

Le 5 juillet 1789 il va fonder à Versailles le Courrier de Paris dans les provinces, qui deviendra par la suite le Courrier des 83 départements. Partisan de mesures strictes à l'encontre de l'ancien régime il sera l'un des organisateurs des journées des 5 et 6 octobre 1789. Son journal sera l'un des plus influents de la Révolution il sera en effet diffusé sur l'ensemble du pays.

Il sera élu à la Convention par l'Orne et la Seine et Oise et optera pour ce dernier département. En janvier 1793 il siégera un temps au Comité de Sûreté Général. Au procès du roi il votera pour l'appel au peuple, pour la détention puis le bannissement à la paix, mais contre le sursis. Bien qu'ayant approuvé les massacres de septembre il se situera dans la mouvance de la Gironde. Il sera également fortement anticlérical. Farouche adversaire de Marat, il votera sa mise en accusation. Ses positions de plus en plus en opposition avec la Montagne entraînerons sa mise en accusation, il sera décrété d'arrestation le 2 juin 1793 en même temps que les chefs de la Gironde. Il s'enfuit à Caen et sera mis hors la loi le 28 juillet. Rentré à Paris il comparaîtra devant le Tribunal Révolutionnaire et sera exécuté le 7 octobre 1793. Il sera le premier conventionnel à monter sur l'échafaud.

Notice fournie par J.M. Ruthon pour Notes et Archives 1789-1794.

(c) Philippe Royet 1996-2000.

 

Gorsas, fils de cordonnier, refusa la prêtrise. Il devint poète satirique et fonda une maison d'éducation. Il fut bientôt accusé de corrompre les moeurs de ses élèves et enfermé à Bicêtre. Libéré, il fonda le Courrier de Versailles, important journal révolutionnaire. D'abord exalté, Gorsas, nommé député à la Convention, mena une guerre contre l'immodération des montagnards. Proscrit, il tenta en vain de soulever l'ouest de la France, fut arrêté et guillotiné à Paris le 7 octobre 1793.


L'auteur se met en scène, avec son âne ; le chef-d'oeuvre annoncé est prétexte à enchaîner préface sur prépréface, histoire des préfaces, difficulté des préfaces... La page 278, intitulée le meilleur du livre, est blanche. La gravure en regard laisse penser que l'âne est le lecteur. Au passage, on moque Figaro et Mesmer, entre autres. L'eusses-tu-cru dialogue avec Jelaivu ; tous les genres littéraires sont parodiés. Cet étonnant ouvrage s'inscrit entre Tristram Shandy et Paludes. Cioranescu

photo de la recopie de l'évéché © D.Lemoine

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