GOROSTARZU Jean

 


Agé de 39 ans ,juge a Espelette ( Basses-Pyrénées) condamné à mort et a avoir ses biens confisqués par la commission extraordinaire du 27 nivôse de l'an 2 de la république Française ,pour avoir accompagné en Espagne des prêtres,'il a favorisé l'émigration ,exécuté à l'instant sur la place de la Liberté à Bayonne

© G. Lavielle




 




Sentence de la Commission extraordinaire du vingt sept ventôse l'an 2 de la République Française une et indivisible
Au nom de la République
La Commission extraordinaire séante à Bayonne a rendu le jugement suivant Auquel ont assisté les citoyens Monduteguy Président d'Alborade, Maury, Cossaume, et Martin membres de la dite commission
N'été amené a l'audience un particulier qui sur l'interpellation qui lui a faite le Président a réponde se nommer Jean Gorostarzu, âgé de trente neuf ans juge à Espelettre
Le Président lui a dit que d'après le procès-verbal sur la … au scellés apposés sur ses effets par le citoyen Darricajeux officier municipal et aussi membre du comité de surveillance de la présente commission du quatre frimaire dernier, le rapport du dit citoyen Darricajeux et l'arrêté des représentants du peuple du vingt six courant, il est accusé d'avoir été de tout temps le protecteur des voleurs, et assassins, qu'il a fait évader, que depuis la révolution, il a continué dans les même principes révolutionnaire







Qu'il a protégé les prêtres réfractaires, qu'il a gardé chez lui, qu'il a accompagné main armée, les prêtres en Espagne qu'il a favorisé l'émigration, et qu'il a accompagné avec une force imposante des gens armés des émigrés, entre autre une ci-devant baronne, avec des hommes qui fuyaient en plein midi, qu'il a déclenché par les manœuvre infâme des honnêtes Gens de Cambo et d' Etrasou, et enfin que c'était le tyran de son canton qui par ses intrigues tenait dans l'avilissement et dans la contre-révolution tous les habitants.
La commission extraordinaire vu les pièces remise à la dite commission par le comité de surveillance de cette commune, les réponses de l'accusé, et les dépositions des témoins entendus en présence de l'accusé.
Considérant que le dit Gorostarzu, conscient d'avoir entretenu correspondance avec des prêtres émigrés en Espagne.
Considérant qu'il a été trouvé dans son bureau plusieurs lettres fanatiques contre-révolutionnaire adressés directement à lui, et plusieurs autres à sa belle-sœur ci-devant religieuse écrites en langue française et une en idiome basque et une chanson révolutionnaire en même idiome







Considérant qu'il su ce maintenir dans la place de juge de paix que par la terreur et le brigandage
Considèrent qu'aussi qu'il fut conduit et mis en état d'arrestation, il offrit deux mille livres aux sentinelles qui le gardait pour le laisser s'évader, que la proposition ayant été refuser, il maltraitait les gardiens dites sentinelle et voulut se détruire.
Considérant enfin que c'est un de ces monstre que la terre a vomi pour le malheur du genre humain et qu'il est de l'Internet général a purger la terre de la liberté de pareils scélérats,
Conduite, qu'aura le double avantage semé la terreur et l'épouvante à ceux qui voudront tâché de l'imité.
La commission d'après la loi .. condamne le dit Gorostarsou à la pène de mort, confisque les biens au profit de la République ordonne que le présent jugement sera exécuté à l'instant sur la place de la Liberté et qu'il sera imprimé et affiché partout ou sera jugés les dix jour et ans que dessus.
(ligne), Monduteguy, président, henry Mail…, Cossaime, juge, Pierre d'Alborade juge, Maury juge

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