GONCHON Clément

On sait peu de chose sur Gonchon

Suivant la tradition, il serait né à Paris en 1751 ou 1752. La date exacte de sa mort ne nous est pas parvenue.

Il eut un frère qui fut envoyé à Nantes au moment du proconsulat de Carrier*. Orateur des faubourgs, comme Varlet, comme fournier l'Américain, comme Lazouski, il eut son heure de puissance, et par sa rude éloquence, entraînait le peuple. C'est à ce titre qu'il mérite une place dans notre galerie.

Passant en revue l'œuvre des premiers législateurs, Gonchon dit " qu'ils se sont écartés de la route qui devait les conduire au temple de la Vérité"

"Ils n'ont pas senti que l'autorité la plus respectable est celle qui guide, non celle qui ordonne. Comment n'a t'on pas compris qu'élever un mur de séparation entre les citoyens, c'était les isoler, nourrir l'orgueil des uns et la jalousie des autres, rendre impossible de retour de la paix et des vertus sociales? Comment les riches ne voient-ils pas que le seul moyen de conserver leurs propriétés est de vêtir le pauvre et non de le dépouiller; de prendre part à ses maux, non de les aggraver? Mais non! Ils calculent froidement l'arrivée des Autrichiens! Et croyez-vous, misérables égoïstes, que les automates de la Prusse respecteraient comme nous le fruit de vos brigandages? Ah! Quand la horde de brunswick percevait elle-même le prix qu'elle aurait mis à ses prétendus services, aussi bas dans l'infortune que vous être insolents dans la prospérité, vous appelleriez à votre secours le modeste artisan, le pauvre laboureur. Et si l'on vous répondait : - Non! Vous ne nous avez pas jugés dignes d'être vos égaux, nous ne le sommes pas de combattre vos ennemis!

 © Montagnards et Girondins de Paul Cosseret


Clément Gonchon ouvrier dessinateur en soie dans le faubourg Saint-Antoine. Il sut gagner la confiance du petit peuple du faubourg qui en fit son porte-parole prédéré. Roland
*, devenu ministre, l'acheta. A en croire Hébert*, qui le connaissait bien, Gonchon se contentait de modiques avances touchées d'une manière intermittente.

© Le mémorial des siècle 18ème La Révolution française

Mise à jour le samedi 21 octobre 2000