GARNIER Jacques (de Sainte)

 

Né à Sainte le 31 mars 1755, décédé aux Etat-Unis en 1817. Après avoir demandé que Louis XVI soit traité "non comme accusé ordinaire, mais comme un ennemi", il vota contre l'appel au peuple pour la mort du "tyran" et contre le sursis. Avocat du roi en la sénéchaussée de Saintes (1784) il manifesta un intérêt particulier aux grains, favorisa l'imprortation de céréales étrangères "pour parer à la disette" et arrondir, comme on dirait aujourd'hui, ses fins de mois. Nommé maire de sa ville natale en 1790 et procureur général-syndic de la Charente-Inférieure, il fut élu en 1792 député à la Convention. Montagnard impitoyable, il proposa une loi punissant de mort tout émigré rentré en France, qu'il soit amnistié ou non. Ses forfaits et ses exactions dans l'Ouest et en Normandie furent innombrables; il constitua, pour réprimer les révoltes, un corps de cavalerie qu'il appela "Les Dragons de la Montagne", il se distingua aussi au Mans en 1794 où la révolte grondait, puis à Bordeaux: cette fois ce sont les loges maçonniques, ces " loges bâtardes, composées de tous les bâtards de la Révolution" qui furent l'objet de sa répression. Il approuva Thermidor. Réélu au Corps législatif, il siégea aux Cinq-Centss où il s'acharna contre les royalistes et aussi contre les journalistes hostiles à la Convention dont il demanda la déportation. Nommé par le Directoire vice-consul à Wilmington (USA), il refusa ce poste mais accepta la présidence du tribunal criminel de Charente-Inférieure. Napoléon le fit chevalier de l'Empire le 12 novembre 1809. Aux cent-Jours, il fut député de Saintes et invita Davout à organiser la résistance à outrance et la levée en masse, "comme en 1792"! Chassé de France dès juillet 1815, il trouva refuge à Bruxelles ou il écrivit dans la Sentinelle", jusqu'au jour où il fut expulsé de Belgique sur les instances du gouvernement français. Emigré aux état Unis il se noiera avec son fils en traversant l'Ohio

© Les convotionels régicides