Jean-François-Martin Gardien

Né à Châteaurenault (Indre et Loire) le 9 janvier 1755.

Fils d’un homme de loi, il fut lui même avocat dans sa ville natale. Il était procureur syndic de Châteaurenault lorsqu’il fut élu député de l’Indre et Loire à la Convention, le quantième sur huit. Membre de la Commission chargée d’examiner les papiers contenus dans l’armoire de fer il déposera un rapport faisant ressortir la responsabilité du Roi dans les massacres de soldats commandés à Nancy par Bouillé. Au procès de Louis XVI il votera contre l’appel au peuple, pour la détention et le bannissement à la paix et pour le sursis. Le 13 avril il dira de Marat qu’il fallait être aveugle ou profondément scélérat pour ne pas voir dans ce prétendu ami du peuple un provocateur au meurtre et au pillage. Il votera donc pour le renvoi devant le Tribunal Révolutionnaire.

Le 18 mai 1793 il sera nommé membre de la Commission des Douze mais immédiatement dénoncé par la municipalité de Blois pour avoir écrit deux lettres démontrant qu’il manquait de zélé révolutionnaire. Il présenta alors sa démission de la Commission et ses papiers furent mis sous scellés. Barère examina ceux ci et bien qu’il n’y ait rein trouvé de contre révolutionnaire, Gardien fut mis en arrestation le 30 mai. Le 3 octobre il sera inclus parmi les Girondins renvoyés devant le Tribunal Révolutionnaire. Bien qu’aucune charge sérieuse n’exista contre lui sa simple présence à la Commission des Douze lui vaudra d’être condamné. Le 10 brumaire de l’an II, il sera donc exécuté avec ses coaccusés.

 

Notice fournie par
J.M. Ruthon pour Notes et Archives 1789-1794.
A. Kuscinski : Dictionnaire des Conventionnels.
  (c) Philippe Royet 1996-2000.

 

photo de la recopie de l'évéché © D.Lemoine

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