FOUSSEDOIRE André

 

Né à Issoudun (Indre) le 11 octobre 1753, décédé à Lausanne le 11 juillet 1820. Fils d'un parcheminier, il était destiné à l'Eglise et reçut la tonsure à Bourges, avant de devenir surveillant du collège de Saint-Aignan. Administrateur du Loire-et-Cher, il fut élu à la Convention en septembre 1792, et vota la mort du roi. Envoyé en mission dans l'Est, il se fit haïr des Alsaciens en tentant de leur imposer un périodique en français. Ses déplacements se faisaient dans un apparat ridicule: il ne circulait que dans une voiture tirée par six chevaux et encadrée d'un piquet de cavaliers  "pour montrer la majesté de la République". Après Thermidor, il fit libérer huit cents détenus et enlever la guillotine de la place d'armes de Strasbourg. Allant plus loin encore, il préconisa le retour en France des émigrés réfugiés en Allemagne, car disait-il, ils étaient eux aussi Français et patriotes. Décrété d'arrestation à la suite de ces déclarations, il fut interné au château de Ham, mais amnistié lors de la dernière séance de la Convention. Nommé commissaire du Directoire près les tribunaux du Loir-et-Cher, il se retira de la vie publique sous le Consulat et sous l'Empire, mais ayant signé l'Acte additionnel aux Cent-Jours, il fut contraint de s'exiler en Suisse où il mourut en 1820.

© Les convotionels régicides