FORESTIER Pierre Jacques

 

Né à Vichy (Allier) le 30 juillet 1739, décédé à Genève le 31 mai 1823. Issu d'une famille de notable fortunés, devenu dès 1771 maire perpétuel de Vichy, charge qu'il revendit en 1783, il devint en 1790 procureur-syndic du district de Cusset. Elu par le département de l'Allier à la Convention, ou il vota la mort du roi Louis XVI. Montagnard, il accepta plusieurs missions dans lesquelles il se signala par une remarquable férocité. Dans une lettre adressée au Comité révolutionnaire de Moulins, il s'exprime ainsi : .. Il vous manque des blés, organisez votre armée révolutionnaire et mettez sur l'échafaud les fermiers et propriétaires qui seront rebelles aux réquisitions.. en un mot que rien ne vous arrête dans vos mesures. Il emprisonna de nombreux notables, don't François et Henri de Bourbon-Busset qui échappérent de peu à la guillotine. Après le 9 thermidor, il réinstalla les autorités qu'il avait auparavant destituées. Cette volte-face n'empêcha pas les habitants de Cusset de placer sous ses fenêtres des baquets remplis d'ossements et de sang avec cette inscription :"Voici ton œuvre, étanche ta soif, mais tremble misérable". Dénoncé comme ami de Robespierre, il eut aussi à rendre compte de nombreuses exactions et fut décrété d'arrestation. Relâché, mais toujours soupçonné, il se retira en Saône-et-Loire, puis dans l'Allier où il vécut jusqu'en 1816. Exilé à Genève comme "conventionnel relaps", il y mourut en 1823.

© Les convotionels régicides