FLORENT-GUIOT

 

Né à Semur-en-Auxois (Côte-d'Or) le 25 juillet 1755, décédé à Avallon (Yonne) le 18 avril 1834. Avocat adjoint au procureur syndic à Semur, membre de la Constituante, député de la Côte-d'Or à la Convention, où il vota la mort du roi. Charger de républicaniser le Nord, il découvrit un complot ourdi par Lepasne qu'il fit exécuter avec ses complices, et frappa d'un impôt de 225 000 livres les riches, ou supposes tels, pour payer la décoration du temple de la Raison. Il ne rentra à Paris que quelque jours avant la chute de Robespierre. Elu député du Nord au Conseil des Anciens en 1796, puis au Conseil des Cinq-Cents en 1798, il représenta la France auprès de la République des Grisons, puis auprès de la République batave (comme successeur de Fouché). N'ayant pu remplacer La Révellière-Lépaux au Directoire, il entra au Corps législatif en 1800 et termina sa carrière comme substitut du procureur impérial au Conseil des prises en 1814, bien qu'il eut été compromis dans l'affaire du général Malet. Exilé en 1816 comme régicide, il rentra bientôt, au dir de certains auteurs, pour reprendre une place au Conseil des prises, et seulement après la Révolution de Juillet.

 

 

LA REUNION DES GRISONS A LA SUISSE. CORRESPONDANCE DIPLOMATIQUE DE FLORENT GUIOT, RESIDENT DE FRANCE PRES LES LIGUES GRISES 1798-1799 ET DES DEPUTES GRISONS A PARIS AVEC TALLEYRAND, LE DIRECTOIRE ET LES GOUVERNEMENTS HELVETIQUE ET GRISON -

GEORG & Cie, EDITEURS * FELIX ALCAN, EDITEUR - GENEVE, BALE * PARIS - 1899 -



Ce n’est qu’en 1808, à Paris, qu’est organisé un premier complot républicain contre l’Empereur avec un ancien conventionnel, Florent Guiot , un général en disponibilité, Malet. Le préfet de police Dubois découvre la conspiration mais Fouché — sans doute au courant — persuade Napoléon d’étouffer l’affaire.